Peigne, élastiques, pions, crinière… Au secours !

C’est la panique ! La saison des concours va bientôt reprendre et la crinière de ma jument ressemble plus à une botte de paille destructurée qu’à celle du cheval de Barbie.

Allez, on se retrousse les manches et on va au front. Mais avant cela, choisissons nos armes. La première de toute sera la patience, et il vous en faudra pour deux, car bien souvent nos amis à crins n’aiment pas trop se faire tirer les « cheveux » (pour les faire patienter on peut toujours les occuper avec un filet à foin). La deuxième vous évitera d’y laisser épaules, bras et nuque, ankylosés par la position pour le moins inconfortable : le marche pied (vous pouvez aussi vous servir d’une chaise, d’une malle de pansage, voire d’un seau retourné… pensez quand même à en vérifier la solidité). Les autres armes, sont à choisir selon la bataille à mener.

 filet à foin       marche pied

Désépaissir et raccourcir la crinière :

Allez, pour moi, c’est l’étape la plus pénible… Je sais que la tentation est grande, mais NON, ça ne serait pas mieux avec une paire de ciseaux ! Sauf pour les crinières en brosse évidemment, et le passage de têtière. Voici la liste des armes autorisées : une brosse à crins ou un bouchon, et un peigne coupant ou non.

brosse à crins    Peigne

  1. Dans un premier temps, on démêle la crinière avec la brosse à crins, jusque là, facile…
  2. On finit de démêler avec le peigne, ça va toujours ?
  3. Et maintenant les choses sérieuses… Commencez par le garrot ou la nuque, prenez une petite mèche de crin que vous tiendrez dans une main pendant que vous la crêperez avec l’autre à l’aide du peigne, enroulez les crins restants (les plus longs) autour du peigne et tirer vers le bas, vous en arracherez une partie, et couperez le reste. Vous faites ainsi d’une pierre deux coups, vous désépaississez et raccourcissez.
  4. Répétez cette opération tout au long de l’encolure, en prenant bien soin d’avoir une longueur constante (à peu près une largeur de main), qui suive bien la courbure de l’encolure.
  5. Pour fignoler, vous avez le droit de vous munir d’une paire de ciseau (oui je sais, je suis sympa), mais uniquement pour couper les crins placés sous le passage de têtière (4/5 cm), pour éviter l’effet « hirsute ».

Rhalalala, si j’avais su, j’aurais écrit ce billet plus tôt, c’est TELLEMENT plus facile à écrire qu’à faire ! Allez courage, la différence AVANT/APRÈS est une vraie récompense.

Séparer, tresser et monter les pions :

Cette étape est un peu fastidieuse, mais je la trouve plus sympa que sa préparation. Pour cette bataille munissez vous d’un peigne voire d’un peigne à natter (l’essayer c’est l’adopter), et d’élastiques à natter. Et rien de plus !!

Peigne à natter    elastiques à natter

  1. TOUJOURS commencer par la nuque, en effet, ce faisant vous pourrez toujours décider de laisser plus ou moins de crins au niveau du garrot afin d’obtenir le sacro-saint NOMBRE IMPAIR de pions ( 13 ou non, selon les superstitions…),
  2. Pour ceux qui n’utilisent pas de peigne à natter (quel dommage), prenez un repère sur votre peigne classique pour que vos tresses soient de tailles équivalentes.
  3. Maintenant, séparez la crinière en mèche, lesquelles seront automatiquement divisées en trois bruns (de même taille, si si!) par le peigne à natter, ce qui vous permet de séparer et natter en même temps. Alors qu’avec un peigne classique, vous devez isoler toutes vos mèches, puis après essayer de toutes les séparer en trois bruns plus ou moins homogènes… On finit les tresses avec un élastique à natter de la couleur la plus proche de celle des crins. Petite astuce, pour que les pions soient tous bien alignés, et droits, on essaie de tresser les mèches en tenant les crins vers le haut.
  4. Une fois la crinière séparée en X tresses, il ne vous reste plus qu’à replier chaque tresse en trois sur elle-même. Pour les tenir ainsi pliées, il vous suffit d’y enrouler un élastique à natter. Pour la couleur vous pouvez prendre le parti de trancher avec les crins de votre monture (par exemple : élastiques blancs sur crins noirs), ou au contraire les faire disparaitre en accordant crins et élastiques. Pour celles et ceux qui sortent en dressage et aiment jouer à la poupée, il existe des élastiques à noeuds.

noeuds à natter

Ca y est !! La corvée est finie… On descend de son marche pied, on prend un peu de recul et on contemple son oeuvre. Ne vous inquiétez pas, il n’y a que vous qui voyiez que le 4ème n’est pas PAR-FAI-TE-MENT aligné avec les autres. Vous pouvez maintenant aller vous coucher pour vous reposer et être d’attaque pour les épreuves du lendemain…

Enfin ça, c’est sans compter sur mon pire cauchemar « Et si pendant la nuit, elle se gratte, ou se roule et défait tout mon travail ?! je n’aurai jamais le temps de tout refaire ! ». Ne vous inquiétez pas, on peut aisément protéger notre travail. Et en plus, ça ne nous coûtera pas cher (pour une fois!!). Il n’y a qu’à se procurer un vieux collant, le découper en deux (dans le sens de la longueur c’est mieux), on pose son demi-collant sur les pions, et on le fixe à chacun d’eux grâce encore une fois à nos élastiques à natter, et le tour est joué.

Vous pouvez maintenant dormir sur vos deux oreilles.

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